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Caroline Maizières, Vice-Présidente Workshops de Girlz In Web

Chaque mois nous organisons des Workshops, sur des thématiques pro différentes, dans des lieux différents, avec des intervenantes qui maîtrisent leur sujet, dans une optique de transmission et d’échanges… Chaque mois cela est possible grâce au travail et à l’implication de Caroline Maizières, notre Vice Présidente Workshops. Il était temps de vous parler un peu d’elle…

# Bonjour Caroline. Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Caroline Maizières, 29 ans.
Après mon bac ES, je me suis lancée dans la grande aventure de la Prépa HEC pendant 2 ans avant d’intégrer l’ESC Rennes. J’y ai suivi un cursus Marketing Communication pendant 4 ans entre cours à Rennes, cursus au Canada et stages à Paris ou New York.
Côté pro, je suis Digital Strategic Planner chez iProspect, groupe Aegis, depuis maintenant 6 mois …

# Pourquoi as-tu suivi ces études ? Dans quel but ?

A la base, je voulais travailler dans l’humanitaire et la logistique, suite à une mission à Madagascar au lycée. Mais comme je n’étais pas bien sûre, je me suis dit qu’un cursus en Ecole de Commerce me permettrait de rattraper à peu près tous les types de métiers susceptibles de m’intéresser.
Et ça a été le cas ! Mes envies ont évolué pendant mes 4 années d’ESC et je me suis finalement dirigée vers le secteur de la Publicité.

# Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton métier ? Qu’est-ce que tu aimes le plus ?

Je suis chargée de conseiller et d’accompagner mes clients sur leurs prises de parole et campagnes publicitaires on-line. Je mets donc en place des stratégies média digitales dédiées et innovantes pour répondre à leurs objectifs & problématiques, l’idée étant de prendre en compte les KPIs définis en amont et de toucher la bonne cible en optimisant l’utilisation du budget dédié.
Cela peut aller de la campagne de pub « Branding » aux Opérations Spéciales, en passant par des mécaniques média de Performance, du Mobile et les réseaux sociaux !
Ce que j’aime tout particulièrement dans mon job, c’est d’une part de travailler sur un média innovant, qui se renouvelle sans cesse et va toujours plus loin dans la pertinence et la complexité technique. Et d’autre part, d’avoir un rôle de Conseil clé et stratégique pour mes clients.
Cela me permet de me challenger et de me renouveler en permanence afin de mettre au point des campagnes média les plus pertinentes possibles. C’est stimulant et prenant à la fois, j’adore !

# Comment envisages-tu ton évolution professionnelle ? Un exemple ?

Comme je suis arrivée il y a quelques mois seulement, je ne cherche pour l’instant qu’à me senioriser sur mes missions actuelles afin de maîtriser l’ensemble des tenants et aboutissants du poste de Digital Strategic Planner !
Pour la suite de mes aventures, on verra plus tard !

# De quels conseils aurais-tu voulu bénéficier pour ton insertion/évolution professionnelle (mais que tu n’as pas eu) et que tu souhaites maintenant nous faire partager ?

Le network !!! Il n’y a que ça de vrai … ou presque ! Plus sérieusement, cela peut changer pas mal de choses, provoquer de belles opportunités et nous aider à évoluer, tant professionnellement qu’humainement parlant.
Mais attention à avoir le network malin … et courtois !

# Pourquoi fais-tu partie de GIW ?

A l’époque, lorsque j’ai participé à la toute 1ère réunion des Girlz In Web, je travaillais en régie publicitaire mais sur le Print. J’étais donc officiellement la seule Girl In Print de l’asso !
J’avais cependant déjà la très forte volonté de « passer sur le web ». J’ai alors décidé de m’investir pour côtoyer toutes ces grandes pros du web qui gravitent dans l’asso, pour apprendre le plus possible et pour participer moi aussi à cette belle entreprise qu’est GIW !

# Quel est ton rôle au sein de l’asso ?

Je suis la Vice-Présidente du pôle #WorkshopsGIW depuis le mois de mars. J’ai pris la suite d’Erika Antoine, avec qui je co-organisais ces ateliers depuis le début de leur mise en place. L’idée est de proposer chaque mois le décryptage d’un thème clé par une intervenante référente sur le sujet choisi. On peut entre autres citer récemment la Création d’une start-up, Comment vendre son projet, le Droit du web ou encore la Direction Technique Web.
Et avant cela, j’étais Vice-Présidente du pôle Community Manager (pôle maintenant repris par Fanny Berrebi). Comme vous pouvez vous en doutez, il s’agissait pour moi d’assurer la présence de GIW sur les réseaux sociaux dans le but d’aider à accroître la notoriété de l’asso ainsi que sa visibilité sur la Toile et IRL.

# Que retires-tu de ton implication dans l’asso ?

De belles rencontres avec de grandes professionnelles du Web – engagées et déterminées – des volontés de fer, des débats vivants qui font avancer, du partage de connaissances et du networking de qualité.

# Liens utiles vers :

CV : http://www.doyoubuzz.com/caroline-maizieres
Twitter : caromaizieres
Blog : www.laboiteachroniques.fr (ok, j’avoue, ça fait un bail que je n’ai pas écrit dessus)
http://fr.linkedin.com/in/carolinemaizieres

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Point de vue

Le Web vu par une Girl In Print

Parce qu’à l’origine j’étais officiellement la seule Girlz In Web à travailler dans le print, j’ai eu envie de vous livrer ici ma vision du Web …

Voilà maintenant 3 ans que je travaille « dans la pub » comme on dit, en régie publicitaire plus précisément, pour de très beaux magazines papier. Vous l’aurez compris, dans le Print donc ! Mais, Girl In Web en devenir, web 2.0 addict et parfois même geekette sur les bords, le Web fait partie de mon quotidien jusqu’à me suivre partout [Apple quand tu nous tiens]. Me doutant qu’une analyse de mon intérêt personnel pour le web ne déchaînerait pas forcément les passions, c’est plutôt une approche média que j’ai choisie d’avoir ici ! Autrement dit, qu’est-ce qui, à mes yeux, confère au Web cette singularité et d’où lui vient ce potentiel incroyable face au Print lorsqu’on en vient à parler campagnes de communication et stratégies de marque ? Les lignes qui suivent vont donc naturellement vous donner la vision – non exhaustive – d’une Girl In Print sur le Web …

Quelques différences de base

Quand on vient du Print et que l’on travaille dans la pub [comprendre en régie publicitaire, agence média/créa ou chez l’annonceur], le Web nous apparaît un peu comme une grande inconnue, un média très technique et, bien entendu, moins tangible que la presse … Assez déstabilisant pour les Printeux tout cela !
Le Web est effectivement souvent perçu (ou rêvé) comme un média beaucoup plus technique que le Print. Un exemple ? Si vous parlez de CPM, CPC, PAP, d’une campagne qui ne délivre pas assez de … STOP ! Là, vous avez déjà perdu la moitié de votre auditoire Print ! Trop abstrait. D’ailleurs, autre fait déstabilisant pour les acteurs du Print : quand une pub est vendue en presse et publiée, on ne revient pas dessus. Quand une campagne est mise en ligne, si …
Et ce n’est pas tout ! Les approches marketing Print et Web sont aux antipodes l’une de l’autre : quand le discours média du Print va être très quali, celui du Web aura tendance à être plus quanti. Les logiques de raisonnement diffèrent donc et le quali donne davantage l’impression d’être maîtrisable que le quanti. Il faut aussi intégrer le fait que beaucoup d’acteurs du Print [autour de la quarantaine] n’ont pas grandi avec le Web [alors qu’avec la TV et la radio, oui] et les plus réfractaires d’entre eux ne veulent tout simplement pas s’y mettre. Toujours publicitairement parlant j’entends ! Question de génération dira-t-on …

De si nombreuses possibilités

Car dès lors que l’on s’intéresse de plus près au Web, on en découvre les mille facettes et surtout, les nombreuses possibilités de contacts privilégiés et d’interaction qu’il permet entre un prospect [ou même consommateur fidèle] et une marque ! Quoi de plus interactif en effet qu’une campagne on-line ? Quand la presse est considérée comme un média d’image purement et simplement statique, le Web, lui, est générateur de trafic, rend possible des opérations de tracking et propose aux internautes une expérience privilégiée avec les marques. Une campagne on-line permet ainsi d’aller plus loin que ne le permettra jamais une campagne de com en presse grâce, principalement, à son principe d’immédiateté. Un internaute tenté, séduit ou intrigué cliquera sur une bannière flash, un pavé vidéo ou encore sera marqué par un habillage dédié de Home Page. Il aura envie d’en savoir plus, d’aller plus loin, de se rapprocher de la marque et cela sera possible sur le champ !
L’expérience consommateur/marque n’est donc que plus forte sur le on-line, rendant le Web des plus pertinents et redoutablement efficaces …

Vers des échanges marques/consommateurs renforcés

Sans parler des possibilités immenses qu’offre le Web 2.0 avec ses réseaux sociaux, ses plateformes communautaires, ses blogs et autres sites Internet interactifs. Quoi de plus percutant et fédérateur pour une marque que de créer et développer une communauté de fans à qui elle peut adresser des messages immédiats, donner des infos exclusives et envoyer toutes sortes d’actualités ?!!
Du coup, le Web 2.0 permet plus d’échanges entre l’internaute et la marque ; le consommateur peut de la sorte mieux connaître une marque lambda (et vice-versa), s’en rapprocher voire même en devenir acteur. Une expérience unique, privilégiée est ici créée pour l’internaute, lui donnant in fine un sentiment de proximité et de connivence. Et pour clore la série des compliments, le Web est bien entendu évolutif et ses perspectives d’avenir et de développement sont énormes : je n’ai, par exemple, pas parlé de la publicité mobile. Ni de l’iPad et des contrées lointaines et inexplorées qu’il laisse entrevoir pour le Web 2.0 et … la presse d’ailleurs !

Et pour finir, une belle complémentarité ?

Ce portrait presque parfait du Web et de ses atouts face au Print mérite toutefois d’être nuancé entre autres car je dirais que Print & Web sont au final complémentaires … C’est le cas aussi des autres médias me répondrez-vous ! Oui, mais en attendant, il n’y a qu’entre le Print et le Web que courent des rumeurs de rapprochement organisationnel au sein des agences média et régies publicitaires … Et surtout, le Web est de plus en plus utilisé en complément de dispositifs Print classiques. Prenons un exemple: un annonceur X achète une simple page de pub dans un magazine. Il y fait la promotion du jeu-concours qu’il organise on-line … sur le site Internet du magazine en question. Le lecteur n’a plus qu’à se rendre sur le site et jouer en ligne ! Ce dispositif permet ainsi une double visibilité Print+Web, des points de contacts renforcés avec la marque et favorise la fidélisation du consommateur. Encore mieux : une pub Print peut aussi renvoyer sur un forum Web, un mini-site événementiel dédié ou une campagne de publicité en « réalité augmentée » comme GQ et Calvin Klein Underwear en mai … L’interactivité et le lien avec le consommateur/acteur n’en sont que plus fédérateurs ! Quoiqu’il en soit, la presse reste un média traditionnel de valeur, créateur lui aussi de sensations uniques pour le consommateur. Je pense ici au contact physique qui existe entre un lecteur et son magazine. Il s’agit là d’une expérience inestimable. L’immersion dans l’univers des marques est elle aussi bien réelle : papier, odeur, grand format, photos et créas mises en valeur par une belle maquette. Un sentiment rassurant et une réalité indéniable enveloppent le lecteur : le Print offre à ses lecteurs une expérience de qualité …

En conclusion, une préférence ?

Alors voilà, il m’est avis que Print et Web nous permettent tous deux de vivre de belles expériences de marque et, chacun à leur façon, d’atteindre les consommateurs. Mais tandis que l’un doit se repenser, l’autre doit ‘juste’ structurer et poursuivre son développement.
Autant dire que j’ai choisi mon camp …
Petite précision : article écrit durant l’été 2010. Entre temps, je suis moi aussi passée sur le on-line …
[image by Mannobhai]

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Stephanie Troeth, UX Designer

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