Arianna Huffington

Billet original publié sur electronlibre.info, écrit par Isabelle Otto

Argent, look, famille de rêve, connexions avec tous ceux qui comptent dans le monde des médias, du business et de la politique, entreprise florissante revendue à prix d’or à l’un des géants du web américain, et maintenant des petits HuffPo dans les endroits les plus glamour de la planète, y compris Paris : Arianna Huffington a tout. C’est ça son storytelling préféré ; comme bien des wonder-women modernes. Alors qu’il y a bien des bémols dans sa symphonie en succès majeur.

Un peu plus d’un an après son arrivée chez AOL, Arianna Huffington vient d’être dépossédée par Tim Armstrong, CEO du géant du web de toute une partie des responsabilités éditoriales qui lui avaient été conférées. Autrefois à la tête de tout le pôle médias d’AOL, comprenant TechCrunch et plusieurs autres entités dont AOL.com, elle ne supervisera désormais plus que le Huffington Post. Et pourtant, pas battue, elle continue de dire à qui veut l’entendre que tout se passe comme elle l’avait souhaité… La bonne vieille méthode du « je vais bien tout va bien » à laquelle elle s’accroche depuis longtemps déjà.

Une vente à l’arraché

Non, Arianna Huffington n’est pas infaillible, et cela la rendrait même, si elle osait l’admettre ne fut-ce qu’à demi-mot, presque sympathique sans lui enlever la moindre compétence. Oui, le Huffington Post est une réussite incontestable à bien des égards, et pour l’essentiel le mérite lui en revient. Néanmoins ce succès n’est pas sans accrocs. D’abord, il faut le rappeler, le rachat du HuffPo par AOL s’était effectué dans des conditions indigestes même pour un estomac vaillant comme celui d’Arianna. Et ce qui arrive aujourd’hui avec Tim Armstrong, CEO d’AOL, qui lui enlève du pouvoir plutôt que de la conforter dans sa position devrait la mettre en furie plutôt que de la pousser à garder son sourire de Playmobil constamment imprimé.

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