En Limobus avec Orange Maps : présentation de la dernière version de l’appli

Ce mardi 5 juillet, Orange avait invité Girlz In Web à assister à une présentation d’Orange Maps assez particulière… à bord d’un Limobus! Au programme : présentation de la version actuelle et à venir des services Orange Maps, et questions/réponses. Une coupe de champagne en prime, Girlz In Web a bien sûr répondu à l’invitation!

Place de l’Opéra, le Limobus concurrence le Palais Garnier auprès des touristes photographes. J’embarque dans ce bus revisité, et suis tout de suite accueillie par Medhi Famibelle Community Manager chez Orange France, qui a invité Girlz In Web à cette soirée. Tour de bus des invités, blogueurs pour la plupart, puis présentation aux deux chefs de produits Orange Maps, et enfin aux partenaires Telmaps et Navteq. Chacun se présente et s’installe, avant le départ du bus et le début des présentations.
Après un rapide mot d’accueil, Medhi Famibelle passe la parole aux chefs de produit Orange Maps pour la présentation.

Le marché des services de (géo)localisation sur mobile

On compte en France 12,8 millions d’utilisateurs de smartphones en 2010, soit 20% du parc mobile. Parmi ces (heureux) possesseurs de smartphones, 80% ont déjà utilisé leur mobile pour accéder à des services de cartes ou d’itinéraires, et ces services figurent dans le Top 5 des applications mobiles les plus appréciées, et les plus rentables (avec notamment les réseaux sociaux, les news et la météo).

Orange Maps, comment ça marche?


Orange Maps se base sur les cartes fournies par Navteq, pour proposer des services de navigation, de localisation, d’ajout de commentaires, et d’accès à des contenus locaux. Ces services reposent sur l’infrastructure Telmaps.
Les services offerts par Orange Maps :
– des services de cartographies
– des adresses utiles
– des services de navigation par GPS
– des services premium, notamment avec Wikango
Wikango propose à ses utilisateurs des services d’information trafic en temps réel, une visualisation des stations-services et de leurs tarifs carburants, et la disponibilité des parkings en Ile de France. Ces services premium sont accessibles en option au sein de l’offre Orange Maps, et sont inclus dans la plupart des “gros” forfaits destinés aux clients smartphones (forfaits Origami notamment).
Aujourd’hui, Orange Maps compte 1,1 millions d’utilisateurs. Les utilisateurs actifs réalisent en moyenne 7 sessions par mois, recherchent 9 itinéraires de route par mois, et plus de 5 millions d’adresses et de points d’intérêt ont été cherchés.
Il serait intéressant de pouvoir comparer ces chiffres avec d’autres services similaires, comme les services de Navigation de Nokia, embarqués dans les terminaux de la marque, ou ceux de Google Maps.

La prochaine version d’Orange Maps


Orange Maps vient d’arriver sur la plateforme Windows Phone 7, et la nouvelle version du service devrait sortir dans le courant de la rentrée 2011. Cette nouvelle version proposera une premier niveau d’intégration des réseaux sociaux, avec Twitter, la possibilité d’accéder au catalogue de lieu de Cityvox (bars et restaurants), le partage d’addresses par SMS, et les dernières évolutions des services Wikango.

Place aux questions !


De nombreux sujets ont été abordés dans les questions des invités : la dimension communautaire et de partage, l’accès aux informations de trafic d’autres modes de transports, les problématiques d’avertissement des radars, les évolutions en terme d’expérience utilisateur, le positionnement vis à vis d’autres acteurs (partenaires et concurrents), etc…
– Les autres modes de transports
Orange Maps propose aujourd’hui des services de localisation et d’information pour les transports à pied, en voiture… et en Vélib : un bon point pour ce dernier, qui personnellement me manque cruellement sur Google Maps, d’autant que l’application Vélib n’est pas présente sur les terminaux sous Android… Orange propose donc un premier niveau de services multimodaux, c’est à dire intégrant des informations et services sur plusieurs modes de transport.
Le multimodal, et a fortiori l’intermodal, c’est -à-dire la capacité à proposer par exemple un itinéraire intégrant plusieurs modes de transports différents, sont des enjeux-clés dans les services d’informations et d’itinéraires de demain. Une des complexités majeures étant la capacité à intégrer les informations émanant d’acteurs différents, comme la RATP, la SNCF, Vélib, et les sources informations routières. Chacun fonctionnant avec ses propres systèmes de récolte, d’enregistrement et de diffusion de l’information, une collaboration efficace pour des services multi et intermodaux en temps réel relève aujourd’hui encore un peu du casse tête !
La question étant posée sur l’intégration d’autres modes de transports, principalement une partie des transports en commun, Orange affirme vouloir évoluer vers plus services multimodaux. Sur ce sujet, cette intégration devrait largement dépendre de la capacité de ses partenaires fournissant les informations de trafic à intégrer chez eux d’autres sources d’infos, et sur d’autres modes de transports, informations qu’Orange pourra par la suite intégrer dans ses services. Par ailleurs, le chef de produit insiste sur l’importance d’inclure également des contenus autres que l’information trafic dans les services d’itinéraires, comme le fait de proposer par Cityvox les lieux de restauration aux alentours.
– Quid des services Wikango d’avertisseurs de radar ?

Les récents débats sur l’interdiction potentielle des services signalant les radars ont largement alimenté l’actualité de Wikango, et les questions sur son avenir.
Les chefs de produits Orange nous expliquent que les discussions avec le gouvernement ont donné lieu à des accords : ces services ne signaliseront plus les radars directement, mais les zones dangereuses, et ne seront plus des “avertisseurs de radars” mais des “assistant d’aide à la conduite”. Joli compromis, mais il est du coup difficile de savoir ce qui sera concrètement fourni demain comme information par ces nouveaux assistants…
– Les services communautaires et de partage
De nombreuses questions ont été posées sur les fonctionnalités liées au partage, notamment sur les communautés. Plusieurs invités étaient ainsi étonnés du simple partage des adresses par SMS, de l’absence du partage Facebook, et de l’absence d’une dimension communautaire dans les services Orange Maps. Réponse intéressante côté Orange, qui explique que développer un service communautaire au sein d’Orange Maps, soit pour ses seuls utilisateurs, alors qu’existent de nombreux sites communautaires, largement installés dans les usages, semble peu cohérent. Une position que je trouve intéressante, et assez nouvelle chez Orange, en termes de capacité à reconnaître les services existants performants et plus légitimes, et à les intégrer au sein des services Orange plutôt que de chercher à les dupliquer par services Orange propriétaires. Pour ce qui est de Facebook, il semblerait que ce soit surtout une question de temps, Orange préférant d’abord proposer une intégration réussie de Twitter, pour ensuite s’attaquer à l’intégration avec Facebook. Une chose après l’autre : sage décision ?
– Evolution en termes d’expérience et de parcours client
En termes d’interface, Orange nous explique un changement important qui consiste à arriver non plus sur un menu, mais sur une carte avec un outil de “simple search” uniquement. Une simplification du parcours utilisateur, qui d’après le chef de produit répond aux attentes, puisque les usages ont doublé depuis.
Autre évolution abordée, l’intégration de contenus locaux, voire ultra locaux, notamment avec Cityvox dans la nouvelle version. Les évolutions d’Orange dans les services et le parcours client ont pour vocation de fournir aux utilisateurs une expérience réussie dans ses “parcours au quotidien”.
– Positionnement vis à vis des autres acteurs
La position présentée par Orange est claire : être ouvert au plus grand nombre (d’acteurs, et surtout d’utilisateurs) . Cela passe par une disponibilité des services Orange Maps sur tous les OS, avec comme objectif principal d’être accessible et simple d’utilisation même pour “Madame Michu, dans la Creuse” (Madame Michu, une personnalité bien connue de nos ami(e)s marketeurs…).

Sur la question de la concurrence d’autres acteurs, notamment les constructeurs, Orange nous explique en premier lieu que le marché des services de localisation est en pleine consolidation. Ainsi, des acteurs comme TomTom subissent de plein fouet la concurrence des usages croissants sur smartphones. La concurrence va dont largement se structurer autour de quelques acteurs dans les années à venir, mais le arché n’est pas aujourd’hui figé à ce niveau. En ce qui concerne les constructeurs de terminaux, et principalement Nokia, Orange met en avant la valeur ajoutée de ses services : si Nokia possède des services de cartographie performants, les services de navigation sont plus complexes, et la force d’Orange réside ici dans ses partenariats forts avec Navteq et Telmaps. On nous rappelle aussi que Nokia n’est positionné que sur une plateforme, qui, il fait l’avouer, n’est aujourd’hui pas la plus répandue chez les possesseurs de smartphones..
La variété des sujets abordés dans les questions montre bien l’importance des services de localisation et de navigation dans les services mobiles de demain, notamment dans leur capacité à intégrer d’autres contenus afin d’accompagner les clients dans leurs déplacements au quotidien. La place de l’opérateur dans ce type de services, et l’interaction entre les différents acteurs de l’écosystème digital sera sûrement aussi un point majeur dans l’évolution future de ces services mobiles d’accompagnement.
La session de “questions/réponses” se termine avec l’arrivée du champagne et des petits fours, et nous quittons les quais de Seine pour revenir vers Opéra. De mon côté, je télécharge (discrètement) l’application Orange Maps pas encore installée sur mon téléphone, en attendant la rentrée pour cette nouvelle version présentée ce soir. D’ici là, je vais peut-être enfin pouvoir trouver une station Vélib à proximité et en temps réel sur mon Android !
Retrouvez ici les slides présentés lors de la soirée : OrangeMaps_Présentation du 5 juillet 2011

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2 réponses

  1. Le multimodal est un bon positionnement et les services sont utiles. Le plus dur sera probablement de se différencier et de ce point de vue, un petit effet wahou avec la réalité augmentée pourrait etre sympa (sur Cityvox par exemple)

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